La commune de l'extrême ...
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COMMUNE DE GRAND’RIVIERE

PRESENTATION

GRAND’RIVIERE, située à l’extrême nord de la Martinique, a été fondée à la fin du 19ème siècle. D'une superficie de 1936ha, pour une population de 859 habitants, la commune s’ouvre sur le canal de la Dominique au Nord et au Sud sur les Contreforts de la Montagne Pelée. Elle est limitée à l’Est par la rivière Potiche au dessus de laquelle on trouve le fameux pont métallique d’une longueur de 67m et d’une hauteur de 57m, faisant de lui le plus long et le plus haut de l’île, et à l’Ouest par l’Anse Dufour. Elle tient son nom de la grande rivière qui la traverse. Elle offre aux visiteurs une diversité de paysages et d’activités, car on y trouve à la fois réunies la mer, la forêt, la rivière et la montagne.

Le Maire (en place depuis 2001) est M. Joachim BOUQUETY.

HISTOIRE

En 1640, les jésuites arrivent en Martinique et s’installent en construisant des chapelles, dans les divers hameaux, dont Grand Rivière à la fin du dix septième siècle.

Son éloignement nécessite en 1852, l’installation d’un poste de gendarmerie.

La région était propice à la production de cacao : l’habitation Malakoff, propriété actuelle de la famille DESIRE, était spécialisée dans cette culture. L’habitation fond Moulin, actuellement en ruine, a été prospère durant le 19ème siècle, grâce aux cacaoyers.

La région de Grand Rivière a servi de refuge aux esclaves fuyant les habitations. Ils se sont alors tournés vers la seule possibilité qui s’offrait dans ce site : la pêche.

Le décret du 19 avril 1888 érige en commune le hameau de Grand Rivière. Le 20 mai 1888, Théophile Anatole REMILIEN devient le premier maire de la commune.

Le 25 juin 1940, le maréchal Pétain signe l’armistice, la Martinique devient dès lors sous l’administration de l’amiral Robert et Grand’Rivière, une plaque tournante de la résistance martiniquaise.

Grand’Rivière restera tout au long de cette période « une commune de résistants », sa situation géographique facilitant le trafic en tout genre et le marché noir ; d’où la création d’un poste de douane chargé de régulariser les expéditions et les réceptions de marchandises. Bien des soldats sont partis de Grand’Rivière pour rejoindre les alliés (la Dissidence)

L’habitation Beauséjour, propriété actuelle de Monsieur Jean Louis de Lucy de Fossarieu, est la seule qui existe dans la commune, elle était spécialisée dans la culture du cacao, puis elle a été transformée en distillerie en 1905, et après, elle est remplacée par la banane, puis par la canne.